Apprendre la solitude à un chiot
La tolérance à l’absence se travaille dès l’arrivée, par des étapes très courtes. Ce qui l’installe et ce qui la compromet.
Par Pierre Marsanne · · 2 min de lecture
L’essentiel
- La solitude s’apprend par des absences très courtes, augmentées progressivement, dès les premières semaines.
- On revient toujours avant que le chiot ne s’inquiète, jamais après.
- Les départs et les retours calmes, sans cérémonie, rendent l’absence ordinaire.
- Un chiot ne peut pas rester seul longtemps : la durée s’allonge avec l’âge.
C’est l’apprentissage qu’on remet toujours à plus tard, parce qu’il ne pose pas de problème tant qu’on est là. Il est pourtant beaucoup plus simple à installer chez un chiot que chez un adulte.
Les étapes
- 1S’éloigner dans le logement, porte fermée, quelques secondes.
- 2Revenir avant le premier signe d’inquiétude.
- 3Allonger de façon irrégulière : parfois dix secondes, parfois trois.
- 4Passer la porte d’entrée pour de très courtes absences.
- 5Augmenter très progressivement, sur plusieurs semaines.
Un départ n’est pas un événement
Ce qui aide
- Une sortie et un peu d’activité avant l’absence.
- Une occupation qui dure, donnée au moment du départ.
- Un endroit confortable qu’il choisit lui-même.
- Des absences courtes et fréquentes plutôt que rares et longues.
Ce qui doit alerter
Ce texte ne remplace pas une consultation
Auteur et concepteur de Babinou
Pierre Marsanne a conçu et développé Babinou après avoir tenu pendant deux ans, sur des carnets et des tableurs, le dossier de santé d’un chien suivi pour une maladie rénale chronique.