Apprendre à un chien à rester seul
La solitude s’apprend par très petites étapes, et elle se travaille avant qu’elle ne pose problème. Ce qui aide, et ce qui aggrave.
Par Pierre Marsanne · · 3 min de lecture

L’essentiel
- La tolérance à la solitude s’apprend par des absences très courtes, augmentées progressivement, jamais par l’habitude forcée.
- Les départs et les retours doivent être calmes et sans cérémonie : c’est ce qui rend l’absence ordinaire.
- Un chien qui détruit, aboie ou se salit en l’absence de ses propriétaires ne se venge pas : il est en détresse.
- Une anxiété de séparation installée relève d’un vétérinaire comportementaliste, pas d’un article ni d’une méthode générale.
C’est l’apprentissage le plus important qu’on oublie de faire, parce qu’il ne pose pas de problème tant qu’on est là. Il se travaille au calme, avant que la contrainte arrive.
Par très petites étapes
- 1Commencez par vous éloigner dans le logement, porte fermée, quelques secondes.
- 2Revenez avant que le chien ne s’inquiète, pas après.
- 3Allongez très progressivement, de façon irrégulière : parfois dix secondes, parfois trois.
- 4Passez la porte d’entrée pour des absences de quelques secondes, puis quelques minutes.
Revenir avant l’inquiétude
Ce qui aide
- Une sortie et un peu d’activité avant l’absence, pour qu’il ait déjà dépensé.
- Un endroit à lui, confortable, où il choisit d’aller de lui-même.
- Une occupation qui dure, donnée au moment du départ.
- Des départs sans adieux et des retours sans effusion, pour que rien ne marque l’événement.
Ce qui n’aide pas
Détresse, pas vengeance
Ce texte ne remplace pas une consultation
Auteur et concepteur de Babinou
Pierre Marsanne a conçu et développé Babinou après avoir tenu pendant deux ans, sur des carnets et des tableurs, le dossier de santé d’un chien suivi pour une maladie rénale chronique.
