Apprendre l’assis à son chien
Le premier exercice de presque tous les chiens, et celui qu’on abîme le plus vite en le répétant sans raison. La méthode, et ce à quoi il sert vraiment.
Par Julien Bassot · · 3 min de lecture

Photographie éditoriale multi-races Babinou choisie pour l’article « Apprendre l’assis à son chien ».
L’essentiel
- L’assis s’obtient en guidant la position plutôt qu’en la forçant : appuyer sur les hanches d’un chien peut lui faire mal et lui apprend à résister.
- Le mot ne s’ajoute qu’une fois la position obtenue de façon fiable, sans quoi il s’associe à une hésitation.
- L’assis sert surtout à donner au chien quelque chose à faire dans les moments où il ne sait pas quoi faire.
- Un assis demandé dix fois par jour sans raison perd sa valeur : c’est le contexte qui l’ancre, pas la répétition.
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Guider, pas forcer

- 1Tenez une friandise juste au-dessus du nez du chien, sans qu’il puisse l’attraper.
- 2Reculez lentement la main vers l’arrière de sa tête. Le regard suit, la tête se lève, l’arrière-train descend.
- 3Dès que les hanches touchent le sol, récompensez immédiatement.
- 4Répétez quelques fois, puis retirez la friandise de la main et gardez le seul geste.
- 5Ajoutez le mot juste avant le geste, une fois que la position vient sans hésiter.
Ne jamais appuyer sur les hanches
À quoi il sert
- Avant de traverser, pour que le chien s’arrête sans qu’on tire.
- À la porte, quand quelqu’un arrive, plutôt que de sauter.
- Chez le vétérinaire, en salle d’attente, pour donner une conduite à un chien inquiet.
- Avant la gamelle, pour installer un moment de calme dans une situation très excitante.
Ce qui l’abîme
Demander l’assis en boucle, sans conséquence agréable et sans raison, le vide de son sens. Le répéter trois fois de suite en haussant le ton apprend au chien que la première demande ne compte pas.
Un assis n’est pas une punition
Les maladies évoquées
Ce que c’est, ce qui se voit à la maison, et ce que le vétérinaire recherche. Sans diagnostic.
Sources
3 références utilisées : recommandations de sociétés vétérinaires, consensus et études originales. Le texte distingue une association observée d’un lien de cause à effet démontré.
Propriétaire d’un chien adopté, rédacteur du comportement et de l’éducation
J’ai adopté un chien de six ans dont personne ne connaissait le passé. Les trois premiers mois ont été une succession d’essais ratés, et la seule chose qui m’a permis d’avancer a été de noter ce qui se passait avant, pendant et après chaque épisode difficile.

