Changer de croquettes sans provoquer de troubles digestifs
Pourquoi une transition progressive évite la diarrhée, sur combien de jours l’étaler, et ce qu’il faut noter pour juger le nouvel aliment.
Par Pierre Marsanne · · 3 min de lecture

L’essentiel
- Un changement brutal d’aliment provoque fréquemment des troubles digestifs passagers, sans que le nouvel aliment soit en cause.
- Une transition étalée sur sept à dix jours limite ce risque.
- Juger un aliment demande plusieurs semaines : les premiers jours ne reflètent que la transition.
- Une diarrhée qui dure plus de quarante-huit heures, ou qui contient du sang, justifie un appel.
Beaucoup d’aliments sont jugés mauvais alors que seul le changement était en cause. La flore digestive s’adapte à ce que le chien mange, et lui imposer un aliment différent du jour au lendemain produit souvent des selles molles pendant quelques jours.
Une transition sur une dizaine de jours
| Jours | Ancien aliment | Nouvel aliment |
|---|---|---|
| 1 à 3 | 75 % | 25 % |
| 4 à 6 | 50 % | 50 % |
| 7 à 9 | 25 % | 75 % |
| 10 | 0 % | 100 % |
Ce rythme est un repère courant, à ralentir chez un chien au système digestif sensible, un chiot ou un chien âgé. Ce qui compte est la progressivité, pas la précision des proportions.
Une transition à la fois
Juger un aliment demande des semaines
- Les selles se stabilisent en général dans les jours qui suivent la fin de la transition.
- L’état du poil et la peau évoluent sur plusieurs semaines, pas sur trois jours.
- Le poids se juge sur un mois au minimum, pesée à l’appui.
- L’appétit des premiers jours reflète souvent la nouveauté, pas la qualité.
Quand consulter
Ce texte ne remplace pas une consultation
Auteur et concepteur de Babinou
Pierre Marsanne a conçu et développé Babinou après avoir tenu pendant deux ans, sur des carnets et des tableurs, le dossier de santé d’un chien suivi pour une maladie rénale chronique.