Les coussinets du chien
Ce qui les abîme selon la saison, comment les vérifier après une sortie, et ce qui relève du vétérinaire plutôt que d’une pommade.
Par Thomas Vidal · · 6 min de lecture

Photographie éditoriale multi-races Babinou choisie pour l’article « Les coussinets du chien ».
L’essentiel
- Le sol chaud brûle les coussinets. La règle des cinq secondes du dos de la main est le seul test qui vaut avant de sortir en été.
- Le sel de déneigement irrite et brûle : on rince les pattes au retour, en hiver, systématiquement.
- Un coussinet qui saigne, qui se décolle ou qui laisse voir la chair relève de la consultation, pas d’un pansement maison.
- Une boiterie qui persiste plus d’un jour ou deux se fait examiner, même sans plaie visible.
- Un léchage insistant d’une patte, sans blessure apparente, a souvent une cause qui n’est pas dans le coussinet.
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Les coussinets sont la seule partie du chien en contact permanent avec le sol, et on ne les regarde jamais. Ils s’abîment pourtant de façon prévisible, selon la saison et le terrain, et la plupart des blessures se préviennent en dix secondes avant de sortir.
La chaleur, le danger le plus sous-estimé

Le test des cinq secondes
La parade est simple : sortir tôt le matin et tard le soir en période de chaleur, préférer l’herbe et la terre au bitume, et raccourcir la sortie plutôt que de la reporter au milieu de journée.
Ce qui les abîme, saison par saison
| Contexte | Ce qui arrive aux coussinets |
|---|---|
| Bitume en été | Brûlure, décollement, douleur |
| Sel de déneigement | Irritation, crevasses, brûlure chimique |
| Neige et glace | Gerçures, boules de glace entre les doigts |
| Randonnée sur cailloux | Usure, coupures, ampoules |
| Sable chaud, gravier | Abrasion et brûlure |
| Verre, tessons, agrafes | Coupures franches, souvent profondes |
| Sol lisse à la maison | Glissades, et non un problème de coussinet |
Le réflexe qui évite l’essentiel
L’entretien courant
- Rincer et sécher après une sortie en ville l’hiver, à cause du sel, et après la plage à cause du sable et du sel marin.
- Couper les poils entre les doigts chez les chiens à poils longs : ils retiennent la neige, les corps étrangers et l’humidité.
- Vérifier les griffes et les ergots en même temps : une griffe trop longue change l’appui et fatigue la patte.
- Hydrater si nécessaire, avec un baume prévu pour les chiens et seulement si les coussinets sont secs ou craquelés. Un coussinet sain n’a besoin de rien.
- Habituer tôt à la manipulation des pattes, ce qui rendra possible l’examen le jour où il fera mal.
Ce qu’on ne met pas dessus
Une plaie de coussinet
Le coussinet cicatrise mal, parce qu’il supporte le poids du chien à chaque pas et que la plaie se rouvre. C’est pour cette raison qu’une coupure qui paraîtrait bénigne ailleurs se montre ici.
- 1Comprimez fermement avec un linge propre si cela saigne, sans regarder toutes les dix secondes.
- 2Rincez au sérum physiologique si la plaie est souillée, sans frotter.
- 3Ne retirez pas un objet enfoncé : il fait parfois bouchon.
- 4Protégez pour le trajet avec un pansement peu serré et un sac plastique par-dessus.
- 5Appelez la clinique et faites examiner.
Ce qui impose une consultation
Ce que Babinou ne fait pas
Le parcours proposé dans ce guide
- La chaleur, le danger le plus sous-estimé
- Ce qui les abîme, saison par saison
- L’entretien courant
- Une plaie de coussinet
Quand le problème n’est pas le coussinet
Un chien qui se lèche une patte sans arrêt, sans plaie visible, a souvent autre chose : une allergie, une affection de peau, un épillet remonté entre les doigts, une douleur articulaire plus haut dans le membre, ou une gêne devenue une habitude.
Le léchage entretient alors l’inflammation, la peau s’épaissit, et l’on finit par traiter la conséquence. Un léchage qui dure au-delà de quelques jours se fait examiner, même si les coussinets semblent intacts.
Les maladies évoquées
Ce que c’est, ce qui se voit à la maison, et ce que le vétérinaire recherche. Sans diagnostic.
Les mots employés ici
Leur définition, en deux lignes, sans interprétation.
Sources
3 références utilisées : recommandations de sociétés vétérinaires, consensus et études originales. Le texte distingue une association observée d’un lien de cause à effet démontré.
Pratiquant de canicross, rédacteur des soins, de la prévention et de l’activité
Je cours avec ma chienne depuis six ans, d’abord mal, puis en apprenant à regarder la récupération plutôt que le chronomètre. C’est le sport qui m’a rendu attentif aux coussinets, aux tiques, aux coups de chaleur et à tout ce qui se voit le lendemain plutôt que sur le moment.


