Mesurer la progression d’un chien : les bons repères
Le nombre de séances ne dit rien. Ce qui dit quelque chose : le lieu, le niveau de distraction, et le temps qu’il a fallu pour la première réussite.
Par Pierre Marsanne · · 3 min de lecture
L’essentiel
- Le nombre de séances n’est pas une mesure de progression : c’est une mesure d’effort.
- Les trois repères utiles sont le meilleur niveau atteint, le lieu le plus exigeant où il l’a été, et la durée avant la première réussite en autonomie.
- Un acquis se juge sur tout l’historique, pas sur les trente derniers jours : sinon un exercice acquis en mars retombe à zéro en août.
- Aucune progression ne se compare à une norme de race ou d’âge : elle ne se compare qu’à celle du même chien.
« On travaille le rappel depuis trois mois » ne dit rien à un éducateur. « Il revient au parc quand il n’y a qu’un chien, à dix mètres, sans longe » dit tout.
Les trois repères
| Repère | Ce qu’il dit |
|---|---|
| Meilleur niveau atteint | Jusqu’où le chien sait aller, dans les meilleures conditions |
| Lieu le plus exigeant | Si l’acquis résiste à la distraction, ce qui est la vraie question |
| Jours avant la première autonomie | La vitesse d’apprentissage de ce chien, utile pour calibrer la suite |
Pourquoi la fenêtre de temps fausse tout
Regarder l’éducation sur trente jours produit une image absurde : un exercice acquis en mars et jamais retravaillé depuis apparaît comme « à démarrer ». La progression porte sur tout l’historique, et rien d’autre n’a de sens.
Un exercice non travaillé n’est pas un exercice perdu
Ce qu’on ne mesure pas
Ni note, ni classement
Ce texte ne remplace pas une consultation
Auteur et concepteur de Babinou
Pierre Marsanne a conçu et développé Babinou après avoir tenu pendant deux ans, sur des carnets et des tableurs, le dossier de santé d’un chien suivi pour une maladie rénale chronique.
