Hormones
Le pancréas ne fabrique plus assez d’insuline, l’hormone qui fait entrer le sucre dans les cellules. Chez le chien, le traitement passe presque toujours par deux injections d’insuline par jour, à vie — un geste qui s’apprend en quelques jours.
Aussi appelée Diabète sucré insulinodépendant — c’est le nom que vous lirez sur le compte rendu.
Le sucre du repas passe dans le sang, et l’insuline lui ouvre la porte des cellules. Sans insuline, il s’accumule : le sang en est chargé, le rein finit par en laisser passer dans les urines, et l’eau part avec lui.
Chez le chien, contrairement au chat, le diabète est presque toujours définitif : les cellules qui fabriquent l’insuline sont détruites et ne reviennent pas. On ne parle donc pas de rémission, mais d’équilibre.
Il touche surtout les chiens d’âge moyen à âgé, et plus souvent les femelles non stérilisées — les hormones de la chaleur perturbent directement l’action de l’insuline.
Aucun de ces signes ne suffit à conclure
La stérilisation des femelles change davantage le risque que la race elle-même : un diabète peut apparaître ou se déséquilibrer au rythme des chaleurs, et la stérilisation fait partie du traitement chez une chienne diabétique.
Deux injections par jour, sous la peau, à douze heures d’intervalle et toujours aux mêmes heures. L’aiguille est très fine et la plupart des chiens ne s’en aperçoivent pas. C’est la régularité qui fait le résultat, bien plus que la dose exacte.
Même quantité, même aliment, aux mêmes heures, en lien avec les injections. Un aliment riche en fibres et pauvre en sucres rapides lisse la montée qui suit le repas. Les friandises sucrées sont à écarter.
Chez une chienne non stérilisée, elle fait partie du traitement : sans elle, chaque chaleur déséquilibre l’insuline et l’équilibre reste hors d’atteinte.
Des courbes de glycémie au début, puis à chaque changement de dose. Certains propriétaires apprennent à les faire à la maison, ce qui évite au chien le stress de la clinique — un stress qui fausse justement la mesure.
Aucune dose n’est donnée sur cette page, et aucun médicament ne doit être commencé, changé ou arrêté sans avis vétérinaire.
Plusieurs années avec un diabète équilibré
Les premiers mois sont les plus difficiles : c’est le temps de trouver la dose, et c’est là que se concentrent les complications. Passé ce cap, un chien diabétique bien suivi vit souvent des années avec une qualité de vie normale. Ce qui pèse sur le pronostic, ce n’est pas le diabète lui-même mais ce qui l’accompagne — pancréatite, infection, autre maladie hormonale.
Ces chiffres viennent d’études portant sur des groupes de chiens. Ils ne prédisent rien pour un chien en particulier, et votre vétérinaire est le seul à pouvoir situer le vôtre.
Ces observations ne se retiennent pas de mémoire d’une consultation à l’autre, et ce sont elles qui rendent le suivi utile.
Vivre avec au quotidien — ce que change cette maladie dans une semaine ordinaire.
Une page qui avance des durées de vie et des noms de races doit dire d’où elle les tient.
Lignes directrices AAHA sur le diabète
Recommandations de l’American Animal Hospital Association pour la prise en charge du diabète du chien et du chat.
Consensus ACVIM sur le suivi glycémique
Recommandations sur les courbes de glycémie et le suivi à domicile.
Cette page est écrite pour être comprise, pas pour remplacer une consultation. Elle ne pose aucun diagnostic, ne propose aucune dose et ne dit jamais à quel stade en est un chien.
Le poids, l’appétit, les prises de traitement et les analyses, dans un carnet que votre vétérinaire peut consulter. C’est gratuit.
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