Habituer son chien au vétérinaire
Les visites de courtoisie, la manipulation à la maison et le choix du moment changent complètement le vécu d’une consultation.
Par Pierre Marsanne · · 3 min de lecture

L’essentiel
- Un chien qui n’entre dans une clinique que pour des soins apprend que le lieu annonce un mauvais moment.
- Les visites de courtoisie, sans acte, changent cette association et prennent cinq minutes.
- La manipulation à la maison, pattes, oreilles, gueule, rend l’examen bien plus simple.
- Un chien qui a peur donne des signes avant de mordre : les respecter protège tout le monde.
La consultation est un moment où l’on demande beaucoup à un chien : un lieu inconnu, des odeurs fortes, des inconnus qui le touchent partout. Ce qui se prépare à la maison change beaucoup ce qui se passe sur la table.
Les visites de courtoisie
Passer cinq minutes à la clinique sans aucun acte : le chien entre, monte sur la balance, reçoit des friandises, repart. Beaucoup de cliniques y sont favorables si on appelle avant, à une heure creuse.
La manipulation à la maison
- Toucher les pattes, une par une, brièvement, contre récompense.
- Regarder les oreilles et soulever les babines, sans insister.
- Habituer au fait d’être soulevé, pour les petits chiens.
- Poser le chien sur une table stable, s’il y sera examiné.
Court et souvent
Les signes à respecter
Détournement de la tête, léchage de babines, bâillement, blanc de l’œil visible, corps figé : ce sont des demandes d’espace. Un chien dont on ignore ces signaux apprend qu’ils ne servent à rien, et passe plus vite à l’étape suivante.
La muselière n’est pas un aveu
Ce texte ne remplace pas une consultation
Auteur et concepteur de Babinou
Pierre Marsanne a conçu et développé Babinou après avoir tenu pendant deux ans, sur des carnets et des tableurs, le dossier de santé d’un chien suivi pour une maladie rénale chronique.
