Nourrir un chiot : quantité et rythme
Combien de repas par jour, comment ajuster sans se fier à la gamelle vide, et pourquoi les compléments font plus de mal que de bien.
Par Julien Bassot · · 6 min de lecture

Photographie éditoriale multi-races Babinou choisie pour l’article « Nourrir un chiot : quantité et rythme ».
L’essentiel
- Un chiot mange plusieurs fois par jour, et le nombre de repas diminue au fil des mois.
- La quantité s’ajuste sur la courbe de poids et l’état corporel, pas sur l’appétit du chiot ni sur la gamelle vide.
- Un aliment complet pour chiot suffit. On n’ajoute ni calcium, ni compléments, ni restes.
- On garde l’aliment du lieu d’origine les premiers jours, puis on change progressivement sur une semaine ou plus.
- Un chiot qui ne mange pas pendant plusieurs repas, ou qui a une diarrhée, ne se surveille pas comme un adulte : on appelle.
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C’est la question la plus posée par les nouveaux propriétaires, et celle sur laquelle circulent le plus de chiffres contradictoires. Cette page n’en ajoutera pas : elle explique la méthode, qui consiste à partir de l’aliment choisi et à ajuster sur ce que fait le chiot, avec le vétérinaire.
Le rythme des repas

Un chiot a un petit estomac et de gros besoins. Il mange donc souvent, puis de moins en moins souvent à mesure qu’il grandit, jusqu’à un ou deux repas par jour à l’âge adulte.
- Répartissez la ration quotidienne en plusieurs repas, à heures régulières.
- Réduisez le nombre de repas progressivement, en allongeant l’intervalle, et non en supprimant brutalement.
- Chez un chiot de très petit gabarit, les repas restent rapprochés plus longtemps : un jeûne prolongé l’expose à un malaise.
- Laissez de l’eau fraîche disponible en permanence.
- Retirez la gamelle après le repas plutôt que de laisser à volonté.
- Évitez l’effort intense juste avant et juste après le repas.
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Comment ajuster
La gamelle vide ne dit rien : la plupart des chiots mangeraient davantage. L’ajustement se fait sur deux choses, et seulement deux.
| Ce qu’on regarde | Ce que cela indique |
|---|---|
| La courbe de poids, relevée régulièrement | Le rythme de croissance, à comparer avec le vétérinaire |
| L’état corporel, évalué au toucher | Si la quantité est juste, insuffisante ou excessive |
| La qualité des selles | La tolérance à l’aliment et à la quantité |
| L’énergie et le pelage | L’état général, en complément |
| La gamelle vide ou non | Rien d’utile |
Peser, et noter
Le changement d’aliment
- 1Gardez l’aliment de l’éleveur ou du refuge les premiers jours : le chiot a déjà assez de changements à absorber.
- 2Introduisez le nouvel aliment progressivement, en augmentant sa part sur une semaine au moins.
- 3Ne changez pas en même temps qu’un autre événement : voyage, vaccin, garde.
- 4Si les selles se dégradent, revenez à la proportion précédente et ralentissez.
- 5Un chiot qui refuse le nouvel aliment pendant plusieurs repas, ou qui a une diarrhée qui dure, se signale au vétérinaire.
Ni compléments ni restes
Les friandises
Un chiot en apprentissage reçoit beaucoup de récompenses, et c’est très bien. Elles doivent simplement être comptées, sans quoi elles représentent rapidement une part importante de la journée.
- Prélevez les récompenses de la ration quotidienne plutôt que de les ajouter.
- Utilisez des morceaux minuscules : c’est la fréquence qui compte pour le chiot, pas la taille.
- Réservez quelques récompenses de plus grande valeur aux situations difficiles.
- Comptez aussi les lamelles à mâcher, qui sont des aliments.
- Demandez aux autres membres du foyer de puiser dans la même ration.
Le parcours proposé dans ce guide
Ce qui justifie un appel
Chez un chiot, on appelle plus tôt
Ce que Babinou ne fait pas
Les mots employés ici
Leur définition, en deux lignes, sans interprétation.
Sources
3 références utilisées : recommandations de sociétés vétérinaires, consensus et études originales. Le texte distingue une association observée d’un lien de cause à effet démontré.
Propriétaire d’un chien adopté, rédacteur du comportement et de l’éducation
J’ai adopté un chien de six ans dont personne ne connaissait le passé. Les trois premiers mois ont été une succession d’essais ratés, et la seule chose qui m’a permis d’avancer a été de noter ce qui se passait avant, pendant et après chaque épisode difficile.


